Tandis qu'on montait à l'étage dans le but d'entamer cette activité si appréciable que l'on nomme sommeil, Ron Weasley restait en bas, contemplant le système de chauffage du manoir. Des tuyaux contenant de l'eau, en cuivre pour une meilleur conduction, traversaient le mur derrière la cheminée. De là, ils se dispersaient dans toutes les pièces de la maison, irriguant en chaleur les cellules de l'antique maison des Black. La pompe de ce système était, une fois n'est pas coutume, l'oeuvre de la magie. Un sortilège permettait de faire circuler l'eau, de manière quasi-perpétuelle : il amplifiait un phénomène de convection naturelle : l'eau chauffée par le foyer a tendance à s'élever, puis une fois refroidie, retombe. Le but du sort était de favoriser l'élévation de l'eau chaude, puis à un même étage, de compenser les pertes dues au frottement. L'énergie de son travail provenait du feu, aussi, tant que la cheminé fonctionnait, il suffisait d'un coup de pouce initial puis la chaudière s'autosuffisait, sans besoin de circulateur électrique, comme le font les moldus. Les tuyaux amenaient l'eau chauffée par le feu. Des échanges thermiques se faisaient avec l'air plus froid de la pièce, puis une eau rafraîchit s'en allait quérir de la chaleur auprès du foyer.
"Eh Ron! Tu m'écoutes?" s'emporta Hermione Granger
Le jeune Weasley détourna son attention des entremêlas de métal pour se concentrer sur sa petite amie. Petite amie qui parlait dans le vide depuis quelques minutes. Cela n'était pas une chose rare dans le couple, la jeune fille parlant souvent pour deux, de sujet passionnant tel que la page 121 du fantastique grimoire des choses sans intérêt, qu'elle connaissait coeur, cela va de soi.
"Alors qu'est-ce que je disais? questionna la demoiselle, mi-irritée, mi-résignée
-...
-Évidement. Je disais, monsieur-je-regarde-le-plafond-d'un air-ébahi, que je trouvais l'attitude de Harry étrange. Il n'est certes habituellement pas très bavard, mais là il ne nous à presque rien dit depuis hier. Et tout à l'heure à la réunion, il se lève subitement et parle avec un charisme surréaliste. Non mais tu les as vu? Tous pendus à ses lèvres, à ses mots. Cela avait quelque chose de...
-D'inquiétant, termina Ron. Oui j'avais remarqué, madame-je-critique-sans-savoir.
-Oserais-tu insinuer par-là que je ne sais pas tout?
-Je ne l'insinue pas, je l'affirme.
Les deux amoureux échangèrent un timide sourire entendu. Leur amitié été née grâce aux paroles maladroites et blessantes du jeune homme,après intervention d'un troll des montagnes.
-Cependant, poursuivit le jeune homme, il ne faut pas oublier qu'il est une passe difficile. Quant au charisme, eh bien, à l'AD il en faisait déjà preuve...
-Face à des adolescents, mais là...
-Il est considéré comme le Survivant, celui qui à échappé à Voldy -hum, c'est vraiment ridicule comme surnom- cela en jette un peu.
-Je pense qu'on ferait mieux d'aller le voir, suggéra Hermione
-Allons-y"
Le couple monta l'escalier, sans réveiller l'acariâtre portrait pour une fois. Dans le couloir, il croisèrent le professeur Lupin qui, bien qu'ayant l'air préoccupé, leur adressa un sourire rassurant. Toujours égal à lui-même.
Enfin ils parvinrent devant la porte en chêne verni de Harry, toquèrent et n'obtinrent aucune réponse. Inquiets, ils décidèrent d'entrer quand même. Ron actionna la poignée et poussa la porte. Le jeune Potter était bien là, en contemplation devant un indescriptible objet lumineux qu'il s'empressa de cacher ; jalousement ? Une inquiétante lueur d'opale traversa l'émeraude.
- Que faites vous ici? demanda le survivant sur un ton qui parut un peu trop agressif aux oreilles de Ron.
-À ton avis? on était venu voir comment tu allais, et aussi discuter de tes projets pour l'an prochain, à moins que tu n'ais décidé de faire cavalier seul, mais je doute que cela soit efficace. fit une Hermione un tantinet énervée.
Le jeune Weasley avait remarqué que lorsque la jeune fille s'énervait, elle avait une certaine propension à faire des phrases un poil trop longue.
C'est alors qu'une furie orange déboula dans la pièce. Sa petite soeur, suréquipée pour ne pas changer.
"Coucou! J'ai rien manqué? Je m'occupai de Chupi.
Chupi était l'écureuil irisé qui s'était attaché à la petite Ginny lors de leur passage à Traverse. Il était tombé d'un noisetier-sempiternel, un arbre qui donne des noisettes quel que soit la saison, sur les cheveux roux de la plus jeune des Weasley. Le pauvre animal s'était cassé une patte en tombant, qui heureusement fut rapidement réparée par magie. Cependant Chupi semblait avoir adopter la chevelure flamboyante de la jeune fille, et une fois valide montra le désir, en prenant la couleur de feu du scalp de Ginny, de ne pas la quitter. Ainsi il fut décidé de le garder. La nouvelle fut accueillie par l'écureuil par un joli arc-en-ciel mordoré qu'il fit passer sur sa fourrure -car comme chacun le sait, les écureuils irisé ont le pouvoir de changer de couleur à volonté- qui ravi le petit groupe.
"Comment as-tu fait pour le faire descendre de ta tête? demanda Harry.
Chupi, en effet n'avait jusqu'à présent pas quitté son trône d'ambre, se faisant discret, camouflé parmi les mèches folles.
"Sac de noisettes, expliqua Ginny comme si cela tombait sous le sens. Vous parliez de quoi?
-Nous venions juste d'arriver, s'empressa de répondre Ron qui craignait que l'humeur décidément ombrageuse de son ami ne retourne dans sa phase obscure, phase qu'elle avait quittée à l'arrivée de Ginny
-Que s'est-il passé cet après midi avec Shwalbe? demanda le jeune Potter.
-Eh bien, commença la jeune fille nullement gênée par la question un peu brusque, comme vous vous en doutez il ne s'est pas rien passé comme je l'avais prétendu tantôt. En vérité, alors que je marchais vers le Chemin de Traverse, deux créatures totalement hideuses et comiques m'ont entrainé de force dans une venelle.
-Pourquoi ne l'as tu pas signalé aux adultes ? la coupa Hermione
-Parce que tu ne m'as pas laissée finir. Ils ne me voulaient aucun mal -enfin je crois- ils voulaient juste savoir si j'étais la petite amie de Harry.
Le jeune homme se rembrunit. Ainsi d'autres savaient. Ron était conscient que son ami craignait pour la vie de Ginny si l'on venait à découvrir l'affection qu'il lui portait. Le jeune Weasley s'en inquiéter aussi, mais il essayait de se dire que sa soeur était assez grande pour décider seule. Un défis en soi pour un grand frère, déjà qu'il devait souffrir qu'elle sorte avec un garçon, quand bien même il s'agissait de son meilleur ami.
-Pourquoi? interrogea-t-il.
-Il voulaient que je te transmette un message, Mais Shwalbe est arrivé à ce moment là.
-Ils l'ont menacé? fit Ron plein d'espoir. Il ne souhaitait pas avoir un Gilderoy Loclart encore une fois.
-Détrompe-toi mon frère, il n'est pas aussi superficiel qu'il y parait. Il avait certes un grand sourire, mais là s'arrête la comparaison avec l'autre. Tu l'as vu habillé de manière soignée ce soir, mais ce matin il portait de vieux vêtements, du genre de ce qui ont une vie dangereuse.
-Vaque sur l'Allée des Embrumes est une entreprise dangereuse. Mais qu'y faisait-il d'ailleurs?
-Aucune idée. Toujours est-il qu'il est arrivé nonchalamment et a dit aux deux melons sur pied de déguerpir. Et ils ont obéit, effrayés.
-Ainsi, il jouerait un double jeu, en conclut Hermione.
-Il semblerait, en effet, acquiesça Ginny. Dans quel but? Pour qui travaille-t-il? L'ordre du phénix est -il au courant?
-En partie, probablement, fit Harry. Dumbledore est allé le chercher. Il avait alors ses raisons. Mais il lui est arrivé de faire des erreurs de jugement.
Il se tut, un triste éclair traversa son regard. Ron devinait sans peine à quoi il faisait allusion. Rogue.
-Il faudra le surveiller, conclu Hermione. Demain nous en aurons tout le loisir.
-Hélas, soupira Harry. Mais que pouvait-être le message?
-Je n'en ai franchement aucune idée, Shwalbe est arrivé trop tôt pour que j'en ai la moindre piste.
-Est-il arrivé trop tôt par hasard ou les a-t-il sciemment empêché de te le délivrer ? releva Ron.
-Les deux sont possibles.
Le silence se fit, laissant à chacun le temps de la réflexion. Encore une fois, ils avaient un professeur de défense contre les forces du mal qui générait maintes questions sans réponses. Néanmoins, il n'était pas l'unique sujet de leurs interrogations.
-Quels sont tes projets à cours et à long termes? Questionna Hermione.
-Rester en vie pour commencer me semble un bon objectif, railla le survivant. Je doute que Tommy ne me laisse encore longtemps tranquille. Je suis même quasiment certain qu'il prépare quelque chose pour le mariage. Mais il faut que je trouve les horcruxes au plus vite.
-Poursuivre tes études peut t'aider dans ces deux buts. Tu as encore plein de choses à apprendre, et les cours qu'on nous dispensera , bien qu'étant nécéssaires, ne seront pas suffisants.
-Je sais, M. Weasley me l'a bien expliqué ce matin, j'ai compris, fit le jeune avec lassitude. Je pense retourner à Poudlard, en effet. Un temps du moins. Mais je ne resterai pas inactif pour autant. Les horcruxes doivent être trouvés et détruits. Parlant des cours, je pense qu'il s'agit aussi pour les adultes de nous garder constamment à l'oeil, histoire que l'on ne disparaisse pas.
-Je ne vois pas pourquoi, on a toujours respecté le règlement à la lettre, lança Ron, s'attirant un sourire en coin de ses amis. Ils avaient au court de ses six années passés à Poudlard enfreint la quasi-totalité du règlement de l'établissement.
-Et comment compte-tu trouver les Horcruxes? s'enquit Hermione, à supposer que Voldemort ne les ai pas déjà mis à l'abris.
-Je ne crois pas qu'il y ait touché. Dumbledore pensait que son âme était tellement déchirée qu'elle était incapable de sentir si un de ses morceaux est détruit.
-Mouais, et il doit penser qu'une bande de sales gosses ne peut lui porter le moindre préjudice, rajouta Ginny, la seule chose que craint un mage noir est un autre mage noir. D'ailleurs je me demande ce qui se passerait si un autre arrivait. Vous croyez qu'ils s'entretueraient?
-Peut-être, mais je doute que l'arrivée d'un autre mage noir nous soit bénéfique répondit Harry? Quant au faits qu'on soit insignifiant à ses yeux... Il a tenté de me tuer alors que je n'avais qu'un an. Je suis celui qui doit le détruire d'après la prophétie. Le jeune homme baissa la voix. C'est pour cela que je dois rechercher les horcruxes au plus vite. Je suis le seul qui peut le détruire.
Les épaules de Harry s'affaissèrent un peu, comme soumises à un poids trop lourd pour leur jeune age.
Ce fut alors Hermione qui s'emporta.
"Harry! Ce n'est qu'une prophétie! Rien de plus. L'avenir n'est jamais certain, ce n'est qu'une mouvence constante où les prophéties -lorsqu'elles ne sont pas réalisée par des ?- ne sont que des évènements qui ont une probabilité plus importante de se produire. Le voyant, n'en déplaise à Trelawney, ne voit que quelques courants éphémères. Dumbledore t'as bien dit que ce que l'importance d'une prophétie provenait du crédit qu'on lui accordait."
La jeune fille se calma et son ton se radoucit.
"Ce que je veux dire c'est que bien que Voldy soit supertitieux, il n'y a pas de raison pour que la prophétie se réalise, à moins que vous ne cherchiez à la réaliser. Ce qui est en l'occurence le cas, je te l'accorde. Cependant, tu n'es pas le seul qui puisse le défaire. Enlève-toi cela de la tête"
Harry dévisagea son amie avec une expression indéchiffrable.
"Je comprend ce que tu veux dire, déclara-il. Néanmoins, comme tu l'a fait remarquer, il croit en la prophétie donc il cherche à me tuer. Quand bien même il n'y croirait plus, ma mort figurerait toujours parmi ses principaux objectifs. À cause d'un enfant d'un an, il s'est retrouvé treize années durant à l'état de semi-ectoplasme. La vengeance le motive aussi désormais"
"Moi aussi" ajouta-t-il à voix basse, si basse que Ron se demanda s'il l'avait vraiment entendu, ou juste révé.
Un silence pesant s'installa dans la pièce. Les membres du quatuor -Ginny avait été implicitement acceptée au sein de l'ex-trio- réfléchissaient maintenant à ce qui avait été dit et à ce qu'ils devaient faire. Ron, même s'il ne voulait le montrer devant sa soeur ou sa petite amie afin d'éviter qu'elles ne s'inquiètent, était préoccupé par l'attitude de plus en plus sombre de Harry. Il ne parlait presque plus et ce n'était qu'en présence de Ginny qu'il se déridait.
Le jeune Potter, se mordit la lèvre. Il avait conscience que son attitude des dernières vingt quatre heures inquiétait ses amis, chose qu'il ne désirait pas. Cependant dès qu'on abordait des sujets tels que les horcruxes ou la prophétie son humeur s'assombrissait dangereusement et il n'était plus alors vraiment maître de ses mots. Car à nouveau cette rage sourde refaisait surface et submergeait sa raison. Ce phénomène était apparu, ou du moins s'était révélé aux yeux du jeune homme, à la mort de Sirius. Il avait alors dans un élan de colère dévasté le bureau de l'ancien directeur de Poudlard. Toutefois, depuis la mort de Dumbledore il avait gagné en intensité. Peut-être qu'Hermione avait raison. Peut-être qu'il devrait cesser de croire que lui seul pouvait arrêter le mage noir, que la prophétie n'annonce qu'un futur possible. Peut-être. Mais le fait était qu'à présent qu'il désirait sa mort.
"Sait-on au moins dans quoi Voldemort a enfermé les autres morceaux de son âme? demanda Ginny
-À vrai dire on ne peut que faire des suppositions, répondit Harry. Dumbledore pensait qu'il avait diviser son âme en sept morceaux, dont lui-même. Ce qui nous fait six horcruxe, en prenant comme postulat qu'il est allé jusqu'au bout de son entreprise nauséabonde. Six fragments qui aurait été disposé dans des objets jugés dignes d'en être le réceptacle par ce malade mental superstitieux. L'un était le journal de Jedusor. Il y avait aussi l'anneau de Salazard, détruit par Dumbledore. Il y a aussi le médaillon de Serpentard que nous étions partit chercher le soir de sa mort. Mais quelqu'un était déjà passé, laissant ce faux médaillon avec ce mot.
Il leur montra l'objet lourd ornaé d'un serpent et le morceau de parchemin qui portait pour unique signature R.A.B., puis il reprit :
"Où est-il désormais? A-t-il été détruit? Je l'ignore et je pense qu'on ferait mieux de commencer par orienter nos recherches dans cette direction. Pour les autres, ils s'agit probablement d'objet ayant appartenu aux fondateurs de Poudlard, ou à un mage de renom.
Il se peut aussi que Nagini soit un de ses Horcruxes.
-Et comment les détruit-on?
-C'est la aussi un point obscur. Je ne sais pas. En détruisant matériellement l'objet comme le crochet avec le journal? Peut-être, mais Dumbledore n'a pas détruit l'anneau, mais l'horcruxe oui. Je ne crois que cela soit aussi simple qu'une destruction corporelles. Et je ne sais pas s'il existe une bibliothèque qui contiennent un ouvrage consacré aux Horcruxes."
À la mention du mots "bibliothèque" les yeux d'Hermione furent traversés d'une étincelle.
Mais ce ne fut pas elle, à la surprise de tous, qui prit la parole.
"Mais bien sûr! s'exclama Ginny, la B.A.S.E!
-Hum? la quoi? demanda Ron
-La Bibliothèque des Arts Sombres et de l'Exorcisme, expliqua la jeune fille. Elle se situe dans la mer du Nord, je crois, au large de l'Ecosse. C'est là que les aurors entreposent tous les ouvrages qu'ils trouvent sur la magie la plus noire et sur les pratiques faisant appel à la mystique religieuse.
-Un tel lieu doit être très bien gardé, nota Hermione. Et mis au secret. Comment se fait-il que tu en connaisses l'existence? demanda-t-elle, l'air inquisitrice.
Harry soupçonnait son amie de jalousie envers Ginny. Cela aurait dû être elle qui annonce qu'une telle bibliothèque existait, prouvant une fois encore, son savoir encyclopédique. Toutefois, il était lui aussi curieux de savoir où la cadette Weasley avait apprit qu'il existait un tel endroit
"Eh bien..." hésita Ginny. Elle semblait mal à l'aise.
"Je crois que c'est en rapport avec le fait que le journal de Tommy m'a possédée.
-QUOI! s'exclama le trio en choeur."
La jeune fille fronça des sourcils.
"C'est difficile à expliquer. Parfois, dans certaines situations, des informations, des formules magiques, me viennent à l'esprit sans que je ne les ai jamais appris. Il y a quelques instants, j'ignorais l'existence de la B.A.S.E. Mais quand il a été question d'une bibliothèque sur la magie noire, mon esprit m'a soufflé la réponse. Comme si...
-Comme si tu avais gardé une partie des souvenirs de Jedusor" termina Harry, l'air sombre.
Ginny acquiesçat.
"Pourquoi ne l'as tu pas dit plus tôt, s'emporta Hermione..."
Harry n'écouta bientôt plus ce qu'il se disait. Qu'une partie des souvenirs de Voldemort se retrouvassent dans la tête de sa petite amie l'estomaquait. Il en était tellement écoeuré que des fourmillements traversaient chacun de ses membres, de ses os, des ses muscles. Une vague de frissons glacés lui parcoururent l'échine, remontant le long de l'épine dorsale face à cette idée. Quelle idée? Il ne savait plus. Son cerveau embrumé refusait de fonctionner, comme grippé par le froid polaire qu'il l'envahissait en cascades d'échardes gelées.
Le jeune homme fut happé par une mystérieuse force et entraîné dans un abîme glacial, où tout n'était plus que néant et mort. Seule chaleur dans cette immensité obscure, sa cicatrice en éclair lui brûlait le front. Une ardente lueur émeraude s'en échappait à présent se condensant en une mince lame verte. Puis elle fusa, transcendant l'univers d'encre dans lequel nageait, perdu, le survivant. Un mince faisceau projetait une luminosité aveuglante dans l'espace suspendu.
Harry se sentit comme drainé de sa force, comme si le rayon transportait sa puissance magique vers une destination inconnue. Les ondes magiques véhiculaient son énergie à travers ce champs que certains appelaient le Nisir.
Des images se formèrent dans son système visuel, images d'une figure démoniaque crachant une nuée noire, images d'un château de métal bleuté. Quelqu'un aspirait, inconsciemment peut-être, la magie du jeune homme pour combattre ce monstre de l'enfer. Quelqu'un qu'il s'était juré de tuer. Il reconnaissait sa présence. À travers le lien il voulu déverser sa haine, blesser l'autre par derrière, mais le lien cassa.
Le jeune homme se réveilla allongé sur le plancher de sa chambre, trois visages inquiets penché sur lui.
"C'était Voldemort" fit Ginny.
Il ne s'agissait pas d'une question.