Chapitre 6 : Réunion de l'Ordre du Phénix

Harry Potter arriva au square Grimmaurd couvert de suie comme à chaque fois qu'il empruntait ce satané réseau de cheminée. Ce qu'il pouvait détester ce maudit moyen de transport ! Arriver grisâtre et les poumons encrassés par les goudrons produits par la combustion des végétaux n'a rien de très agréable. Il ne faut pas oublier que le premier emploi des cheminées fut celui de réchauffer, par la douce chaleur s'échappant de feu crépitant dévorant les bûches, des hommes frigorifiés. Pourquoi avait-il fallu qu'un jour quelques illuminés décident que l'on pouvait voyager par le foyer? Il n'y avait que le père Noël pour faire une chose pareille ! Et encore, il ne faisait qu'entrer par la cheminée pour déposer les présent, sinon il préférait son traîneau. Et puis le père Noël n'était qu'une légende que des employés d'une célèbre entreprise agro-alimentaire moldu américaine s'étaient appropriée suite à un accident survenu le jour de Noël : un sorcier c'était malencontreusement trouvé dans le cheminé du PDG. Dire que c'était censé être le moyen de transport le plus sûr avec les portoloins! Par expérience personnelle, un sombral était plus sécuritaire : on ne se retrouvait pas dans un magasin de magie noire ou dans un cimetière entouré de mangemorts avec cet animal. Il est vrai qu'il restait un risque non négligeable de chute dans le vide. N'empêche, combien de sorciers s'étaient retrouvés dans un lieu autre que celui désiré?

Et quels étaient les risques de voir apparaître son pire ennemi dans son salon?

-Mr Weasley, n'est-ce pas dangereux d'avoir connecté le square Grimmaurd au réseau de cheminette? demanda le jeune Potter.

-Nous avons pris des précautions, naturellement. En fait -il sortit une pièce de monnaie dorée- chaque membre de l'ordre possède un de ces objets. Devant la cheminé des bases de l'ordre, il existe une protection magique qui empêche le passage de quoi que ce soit. Pour les désactiver il faut utiliser cette pièce. Faite dans un alliage dont j'ignore la composition, elle émet un signal qui permet d'identifier un membre de l'ordre.

-Et si on le lui vole? questionna Hermione

-Les pièces sont personnelles, elles ne fonctionnent que pour la personne à qui elles appartiennent.

-Donc, fit Ron, si un mangemort la vole il s'écrasera contre la protection.

-Voilà.

La cheminé d'entrée se trouvant au rez-de-chaussé, la petite bande se tût et passa sans bruit devant le portrait de Mrs Black qui somnolait mollement. Ils préféraient ne pas la réveiller afin d'éviter ses paroles désobligeantes ou plutôt ses cris stridents et vraiment très irritants. Ils montèrent les escaliers sur la pointes des pieds.

-Qui est le gardien des secrets maintenant? chuchota Hermione

-Eh bien, commença Mr Weasley, il n'y a plus de gardien.

-Quoi! s'exclama Ron un peu trop fort

Les hurlements insultatoires de l'affreuse Mrs Black ne se firent pas attendre (mais entendre oui!). Ils pressèrent le pas pour le bien de leurs oreilles et de leurs nerfs.

-Mais alors, poursuivit Ron, la maison est incartable et, pire, les mangemorts peuvent y entrer sans l'aide du gardien!

-Non. Bien entendu d'autres précautions ont été prises. La protection agissant sur la cheminé est activée sur tout le bâtiment : nous sommes ici invisible aux yeux du reste du monde, qu'il soit magique ou moldu. Mieux encore le seul moyen d'y rentrer est d'emprunter la poudre de cheminette. Nous appelons cette protection l'iris. Mais les découvertes qui ont permis de réaliser cet ensorcellement sont extrêmement récentes, aussi il y a un an et demi Dumbledore avait préférait être le gardien. Mais maintenant...

Arthur me termina pas sa phrase : la mort du vieux directeur était encore trop récente, la peine trop vivace.

-Depuis quand est-elle au point? demanda Ginny alors qu'ils entraient dans le salon où allait se tenir la réunion de l'ordre.

-Début mai.

Harry laissa échappait un cri de surprise : c'était avant la mort de Dumbledore! Rogue faisait partie de l'ordre!

-Et Rogue?

-Il n'y a pas de problème.

Le jeune Potter devina qu'on lui cachait encore des informations au sujet de son ancien et détesté professeur. Il servait à rien d'en demander plus, il n'aurait reçu que des réponses évasives.

Ils saluèrent les membres déjà présents : le professeur McGonagal, Kingsley Shaklebolt et Alastor Maugrey dit "Fol oeil" en raison de son oeil droit artificiel. Mr Weasley les avait informé, lorsqu'ils eurent terminé ce que le quatuor avait à faire sur le chemin de traverse, qu'ils devaient se rendre au 12, square Grimmaurd pour une réunion qui nécéssitait la présence des enfants, et particulièrement celle de Harry. Les jeunes sorciers avaient alors eu la délicatesse et la prudence de ne pas signaler qu'ils étaient tous désormais, à l'exception de Ginny, majeurs et désiraient être traités comme tel. Mais mieux valait ne pas s'attarder dans un lieu regorgeant d'oreilles indiscrètes.

Après l'échange des quelques politesses d'usages et en attendant les autres membres, le professeur de métamorphose vint parler à son élève.

-Mr Potter, Arthur m'a dit que vous hésitiez à revenir à Poudlard achever votre scolarité. J'ai bien conscience que je ne peux vous y forcer mais sachez qu'il me semble plus judicieux de parfaire vos connaissances. Votre ignorance est encore bien trop vaste.

-Je sais professeur, mais il faut que je fasse... eh bien comment dire...

-Albus avait ses secrets et s'il a jugé bon de n'en parler qu'à vous et je respecterai sa volonté. Toutefois l'ordre peut vous aider, ne l'oubliez pas.

-Minerva, fit Shackelbolt, j'ai une idée : pourquoi ne pas leur enseigner tant qu'ils sont là ce que nous savons?

-Il faudra en discuter, répondit l'écossaise.

La porte du salon s'ouvrit alors et deux autres membres de l'ordre entèrent. Il y avait Fletcher Modingus escroc professionnel, sentant fort le mauvais tabac qu'il fumait quand il ne buvait pas. De petite taille, les jambes arquées, il avait un aspect assez miteux avec ses vêtements plus qu'usés, ses joues râpeuses et ses profondes cernes soulignant des yeux injectés de sang. Ses cheveux roux commençaient à grisonner sur les tempes. Son rôle dans l'ordre était de dénicher des informations que personne n'attendait, de trouver des objets qui n'étaient pas légaux pour des raisons évidentes de sécurité. Il était en somme très utile pour une société qui lutte dans le secret. Il n'arrivait pas seul, il était accompagné par une personne inconnue de Harry. Il s'agissait d'un homme blond d'une trentaine d'année qui semblait bien être issu du même milieu que Ding. À voir l'air surpris de Ginny, Harry se dit qu'elle l'avait déjà rencontré quelque part. Le nouvel arrivant s'avança le pas sûr vers le reste de l'assemblé, salua les hommes d'une ferme poignée de main, puis le sourire charmeur puis donna le bonjour à la gente féminine rougissante d'un galant baise-main.

-Je vous présente Wenceslas Shwalbe, déclara McGonagal, qui reprenait sa contenance. Il s'est joint à nous il y a trois mois, sur la demande de feu Dumbledore. Il sera aussi votre professeur de défense contre les forces du mal.

Harry se demanda, alors que Wenceslas s'approchait de Ginny, s'il allait durer plus d'un an, ce qui était jusqu'à présent impossible pour tout les personnes ayant eu accès à ce poste. Entre mangemorts et bellâtres, il n'y avait que Rémus Lupin qui avait été un réel professeur (et un loup-garou), même s'il est vrai que les deux derniers mangemorts avaient des cours consistants (ils savaient de quoi il parlaient). Ils y avait aussi Ombrage, mais dans son cas le terme de cours de défense contre les forces du mal était inapproprié

L'enseignant prit la parole :

-Enchanté-puis levant les yeux vers Ginny- il me semble que nous nous sommes déjà vu aujourd'hui, non? Sur l'Allée des Embrumes.

-Euh... Oui, répondit Ginny le rose aux joues, une erreur de prononciation en utilisant la poudre de cheminette.

Harry classa Shwalbe dans la catégorie bellâtre ET mangemort. Un regard vers Ron lui apprit que son ami pensait la même chose. Pourquoi Ginny me lui avait-elle pas dit qu'elle avait rencontré une personne aussi louche lorsqu'elle s'était malencontreusement retrouvée dans le quartier mal famé? Il s'apprêter à en faire la réflexion à sa petite amie quand l'idée lui vint qu'elle souhaitait probablement le faire après, lorsqu'ils ne seraient plus que tous les quatre (ou deux...).

Une demi-heure plus tard l'ordre du phénix pouvait tenir sa réunion. Hestia Jones, Sturgis Podmore, Dedalus Diggle les avaient rejoint. Il y avait aussi de nombreux autres sorciers que Harry ne connaissait pas, En tout, ils étaient une trentaine dans le salon du 12, square Grimmaurd.

McGonagal ouvrit la séance.

"Mesdames et messieurs, membres de l'ordre, nous tenons aujourd'hui la première réunion depuis la mort de Dumbledore. Le mois suivant ce terrible évènement n'a pas tourné à la catastrophe principalement parce que les mangemorts n'ont pas agis. Les faits sont là : nous devons nous réorganiser. Dumbledore était un guide, un sage, un enseignant aussi. Et le but d'un enseignant est de voir un jour ses élèves être capable de faire face au monde sans son aide. Il nous a quitté bien trop tôt, mais nous devons nous reprendre et poursuivre la lutte. L'ordre naquit grâce à lui, grandit, prit de l'importance avec lui, et maintenant il lui survit"

Puis Shackelbolt parla à son tour :

"Poursuivons le combat en sa mémoire! Continuons à résister pour qu'un jour nos enfants puissent vivre sans la crainte de voir un jour la marque des ténèbres flotter au dessus de leur foyer!"

Enfin Alastor Maugrey termina de sa voix rocailleuse :

"Ne nous leurrons pas, si les mangemorts n'ont rien fait c'est parce qu'il se prépare à une grande offensive! Notre attention ne doit pas se relâcher. Aussi le but de la séance d'aujourd'hui est de mettre en place nos futurs plans d'action. Certains sont déjà en cours de réalisation."

Il y eu quelque hochements de tête des membres présents.

La porte s'ouvrit soudainement dévoilant Bill Weasley en compagnie de deux sorciers, un homme et une femme approchant la trentaine. Ils devaient être issus de la même famille tant leur ressemblance étaient saisissante. De taille moyenne, assez maigres, les cheveux châtains, on lisait dans leurs yeux la même détermination, la même volonté de fer de ceux que rien ne peut détourner de leur but.

"excusez notre retard, nous vous apportons des nouvelles qui ne peuvent attendre. Je vous présente Pierre et Ambre Laroche. Ce sont des aurors français. Ils sont venus me trouver il y a une heure alors que je m'occupais du mariage"

Pierre prit alors la parole d'une voix ferme, dans un anglais parfait :

"Depuis un mois nous n'avons eu que peu de nouvelles des mangemorts, si ce n'est quelques actes de violences isolées. Voldemort semble attendre quelque chose. Cependant, nous avons des raisons de pensé qu'il était en France il y a trois jours. Pourquoi? Nous l'ignorons. La seule chose que nous savons est que l'un des détecteur s'est déclenché près de Angers, puis un autre près de Biarritz.

-Il peut y avoir une explication, poursuivit la soeur, sur sa présence à Angers, le mariage de Fleur Delacour aura lieu à une cinquantaine de kilomètre. Des membres de l'ordre du phénix et surtout Harry Potter seront présents. Nous pouvons nous attendre au pire.

-Excusez-moi, fit une petite voix provenant de la droite du jeune Potter, Ginny rougit sous les regard qui se tournaient vers elle, de quel détecteur parlez vous?

Ambre se tourna vers eux et remarqua la présence du quatuor. Son regard se fixa sur Harry, plus particulièrement sur son front, là où se trouvait la célèbre cicatrice. Elle répondit sur un ton qui ne plut pas à Harry :

"j'ignorai qu'il y avait des enfants à cette réunion. Sachez que les détecteurs ont été mis au point il y a peu par les aurors français. Ils envoient un signal au centre de surveillance local s'il détecte une forte activité de magie noire dans un rayon d'une centaine de kilomètre.

-Comment savez vous qu'il s'agissait de Voldemort? demanda Hermione qui elle non plus ne semblait pas apprécier la française.

-il ne s'active que si le magicien est très puissant, expliqua le Pierre sur le même ton que sa soeur.

-Cependant, intervint Kingsley, le système n'est pas fiable. Ceux été installé dans le Sud de l'Irak, de l'Espagne et du Mexique ainsi qu'en Suisse ne cessent de s'activer. Or après enquête il s'est avéré qu'il n'y avait pas de mangemorts. Voldemort me s'intéresse pas à ces régions.

-Et si, tenta Ron, il y avait d'autres mages noirs ?

Il ne tarda pas à arborer la même teinte tomate que sa soeur. Les adultes le regardaient avec un air perplexe voir incrédule : visiblement ils n'y avaient pas pensé.

-Non, fit Diggle, un magicien ne pourrait atteindre un tel niveau de puissance sans que V... vous-savez-qui ne le remarque et ne le tue.

-Sauf s'il l'a fait durant son "absence", fit remarquer Shwalbe.

-Alors il l'aurait tué à son retour, répliqua Ambre. Si tant de sorciers ont peur de prononcer ce nom c'est qu'il y a des raisons, non? Je doute qu'il puisse exister un sorcier d'une puissance comparable à celle de Voldemort depuis plusieurs années sans qu'on s'en rende compte.

-Cela reste une hypothèse, à ne pas négliger certes, mais une hypothèse poursuivit son frère. Je serai plus enclin à croire qu'il s'agissait à chaque fois de Voldemort. Que faisait-il? Nous l'ignorons encore.

-Mais vous ne remettez pas en question la fiabilité de vos détecteurs? s'enquit Kingsley

-Non, dit fermement Ambre.

-Vous nous demandez de nous y fier alors que vous refuser de nous communiquer les sorts nécessaires à leur fabrication.

-Vous aussi vous gardez des informations pour vous !

Et la dispute éclata. Ce fut français contre anglais, anciens membres contre nouveaux, amis contre amis. Chacun exigeait de l'autre plus d'informations, plus de confiance, plus d'obéissance peut-être. Dumbledore n'était plus là pour fédérer tout le monde. Harry se sentait écoeuré de voir que même au sein de l'ordre du phénix il pouvait exister des luttes de pouvoir. Il n'y tint plus.

"Ça suffit! S'exclama-t-il en se levant brusquement. Pourquoi devons-nous toujours avoir des différents, des disputes alors que l'heure est si grave et que le danger nous guette ? Voyez comme vous vous battez entre vous! Est-ce là le but de l'ordre? Est-ce là ce que voulait Dumbledore? Voir tant d'hommes et de femmes de valeurs perdre leur énergie à se battre entre eux pour des raisons si puériles ? Non. Son rêve était l'entente mutuelle, le partage, l'amitié sans frontière."

Il balaya la sale du regard, dévisageant tout ceux qui lui avaient tantôt parus si mesquins. À présent tous s'étaient tus, tous écoutaient ce que disait le survivant. Il y avait là quelque chose de grisant, d'inquiétant aussi. Puis il reprit :

"Pourquoi gardez vous secrets des sorts qui, s'ils sont mis en commun, pourraient être améliorés ? Pour faire du chantage plus tard? Agir de la sorte nous rapprocherait de ceux contre lesquels nous nous battons. Alors mettons en commun nos savoirs, nos forces et oublions nos litiges passés. Voldemort est de retour, il faut agir!"

Il se tût. Le jeune Potter contempla l'assemblée de sorciers qui avait écouté sans mot dire ses paroles. Un silence gêné se fit. Enfin McGonagal reprit la parole.

"Je me peux qu'être d'accord avec vous Potter-se tournant vers les français- je vous dirai ce que vous voudrez savoir au sujet de l'iris.

Leurs voisins d'outremanche acquiescèrent.

-Et nous de même avec les détecteurs. L'entente est nécessaire, sans quoi il y aura un massacre sur notre sol samedi.

Quelle heureuse perspective! songea Harry.

-Quel est le temps nécessaire à la réalisation d'un champ de protection ?

-une journée.

-Bien, alors demain soir, mon frère vous fera parvenir les pièces nécessaires à son ouverture. Si cela est aussi efficace que vous le dites, il vaudra toute les protections déjà mises en place. Ensuite je suggère que ceux qui vont assister au mariage Delacour reviennent avec Pierre.

-À qu'elle heure devons-nous être prêts? demanda Mr Weasley.

-Vingt heure, heure française.

-Voilà un problème de réglé, dit McGonagal

Il fut ensuite question des divers réseaux d'information de l'ordre. Les mangemorts étaient discrets alors que les membres de l'Ordre s'étaient attendu à une offensive de grande envergure. Mais rien n'était venu. Cependant, loin de s'en réjouir, ils se demandaient se que cet esprit malade fomentait. . Les hypothèses fusaient. Les résistants voulaient agir, contrecarrer les plans de Voldemort mais ils se trouvaient face à du néant. Ils ne pouvaient que veiller et se préparer au pire...

Harry, lui savait ce qu'il avait à faire : trouver les Horcruxes de Voldemort et les détruire, un à un. Malheureusement, il ignorait par où commencer ses recherches. Le jeune Potter se concentra de nouveau sur la réunion. Il remarqua qu'un triumvirat, McGonagal, Shackelbolt et Maugrey, faisait dorénavant office de tête du Phénix. Ils formaient même un merveilleux trio où chacun apportait ses qualités : McGonagal le sérieux et la réflexion, Kingsley l'optimisme et l'énergie de la jeunesse, Maugrey la prudence (excessive ?) de l'expérience. Ils étaient unis et jamais ne se contredisaient; ce n'était d'ailleurs pas rare que l'un termine la phrase de l'autre. La directrice des Gryffondor avait raison : l'ordre survivrait à Dumbledore.

Enfin, la séance fut levée et chacun repartit là où son devoir l'appelait. Harry et ses amis ne purent qu'échanger de bref salutation avec Bill. Lui autrefois si agréable à regarder n'avait désormais plus rien à envier à Maugrey : une affreuse cicatrice lui barrai son visage parcheminé. Il était en outre atteint d'une pilosité execive. En fait, à la voir, Harry songeait un être habitant les légendes basque -le jeune homme s'était lancer dans la lecture de compte et légende de la province, sentant l'envie pressante d'y passer les vacances-le basaiaona, l'homme sauvage. Le futur marié repartie ensuite retrouvait sa dulciné.

Il ne resta plus dans l'ancienne maison des Black que le quatuor, les parents Weasley -Molly était arrivée durant la réunion-, le triumvirat, Rémus et Tonks, et au plus grand dâme de Harry, Shwalbe. Ils descendirent au sous-sol où se trouvait la salle à manger et s'attablèrent devant le magnifique repas qu'avait mitonné Mrs Weasley : crème de potiron à la muscade, civet de lapin au romarin sans oublier le dessert : un bavarois bulgare aux fraises. Harry fut heureux de ne plus être chez les Dursley.

« Harry c'était quoi cette histoire de « voldy » toute à l'heure? s'enquit Tonks

-Une idée de Ginny, puis se tournant vers sa petite amie, je te laisse leur expliquer.

-Eh bien, commença la jeune Weasley, Je me suis aperçus qu'une bonne partie du pouvoir de Voldemort provenait du commun des sorciers. Lorsque l'on craint de prononcer son nom on le mystifie et de ce fait, il devient comme invincible. On envisage pas alors qu'il s'agit d'un homme complètement atteint des neurones, qui lui peut-être vaincut. Beaucoup préféreraient capituler que de faire face à un demi-dieu sans espoir de victoire. Mais le montrer sous un jour humoristique c'est casser cette carapace, ce leurre mystique qui l'entoure. Le vaincre devient non seulement envisageable, ces erreurs deviennent risibles. Qui joindraient un mage noire qui est la cible de caricature? Il faut le discréditer au yeux de ces futurs suivants.

-C'est une technique souvent utilisé chez les moldus, poursuivit Hermione. Les caricatures se retrouvent partout, il y a même des journaux qui sont spécialisés dans ce domaines. Durant la guerre froide, les deux protagonistes s'affrontaient à travers des dessins ridiculisant l'autre.

-Mais il y a un problème, remarqua McGonagall, personne n'osera se moquer ouvertement de -comment l'appelez vous? ah, oui- Voldy.

-Squeeter. Elle met tellement de hargne dans ses articles. Ce qui l'interrese c'est le nombre de lecteurs. Elle devrait en être satisafaite.

-Mais dans quel journal? Même le chicaneur n'oserait pas.

-On peut faire le notre, proposa Ron.

-Je pense qu'ils ont raison, fit Shwalbe que cette idée semblait bien amuser, il faudrait en parler à la prochaine réunion.

-Peut-être, concéda FolOeuil peut convaincu.

Puis le repas reprit son cour. Le dessert monopolisa quelques minutes l'attention d'Harry. Finalement émergeant de son assiette, le jeune Potter remarqua que les adultes organisaient des cours et lorsqu'il fut temps de se lever de table, McGonagal s'adressa au quatuor :

« Nous avons décider qu'il serait judicieux que vous ayez une formation complémentaire durant les vacances pour faire face à ce qui vous attend. Les jeunes acquiescèrent. Aussi, nous nous relaierons pour vous enseigner ce que nous savons. Je m'occuperai avec Mrs Tonks de la métamorphose et du camouflage, le professeur Slughorn qui nous rejoindra plus tard, des potions, naturellement. Avec Rémus vous apprendrai à faire face aux créatures des ombres et avec Wenceslas, aux magiciens maléfiques. (Oh joie!). Kingsley s'occupera des sortilèges. Vous commencerez dès demain matin avec Wenceslas (Oh bonheur!) »

Enfin la petit troupes se leva et remonta vers les étages où se trouvaient les chambres. Ils avaient préféré rester au manoir des Black puisque celui-ci étaient dorénavant le lieu le plus sûr d'Angleterre. Néanmoins, Harry aurait souhaitait rentrer au Terrier : le fidelitas en faisait aussi un lieu sûr, il n'était pas forcé de rester toute la journée enfermé entre quatre mur et surtout Grimmaurd lui rappelait beaucoup trop combien un jour il avait été stupide et crédule et que sa précipitation avait entraîné la mort de son parrain. Il rentra dans la chambre qui lui avait été assigné et s'assit sur le rebord de la fenêtre, contemplant tristement les phares rouges et or des voitures défilant dans la rue.

On frappa à la porte, puis elle s'ouvrit dévoilant Lupin, qui entra la mine sérieuse et apaisante. Il ferma la porte derrière lui et dit :

« Harry, j'ai quelque chose pour toi ».

Il sortit un étrange objet de sa poche. Le jeune Potter n'avait jamais rien vu de tel : Il avait la forme d'un gros oeuf de poule, mais la comparaison s'arrêtait là avec le rejeton de gallinacé. Sur sa surface lisse et douce comme de l'eau, plus coulante au touché encore que sa cape d'invisibilité, dansaient d'hypnotisant reflets bleutés que transperçaient des éclairs argentés. Harry laissa perdre son regard dans les nimbes électriques virevoltant à la surface du présent qu'il tenait désormais délicatement dans le creux de ses mains. Il se sentait attiré par... quelque chose, une conscience, un fantôme qui se serait établit dans l'oeuf mais qui restait pour l'instant muet.

« C'est... magnifique, parvint-il à articuler

-Dumbledore, voulait te le donner lorsque tu serais majeur. La vieille de son décès, il est venu me voir et m'a demandé de te le remettre. Il a dit aussi que tu devais croire en ta capacité à aimer. J'ignore de quoi il s'agit. »

Harry resta silencieux, sous le choc. Le directeur était venue la veille de sa mort! Ce qui signifiait que...

« Oui, il se savait mourant, poursuivit Rémus tristement qui devinait les pensées du jeune homme.

-Pourquoi ne m'a t-il rien dit? interrogea Harry d'une voix tremblante.

Mais une autre question arriva en réponse : pourquoi aurait-il dû le lui dire?

-Je crois qu'il ne voulait pas t'inquiéter. Cependant je ne pense pas qu'il s'attendait à mourir aussi tôt. »

Harry hocha doucement de la tête. Par moment la douleur de la séparation revenait et enserrait son coeur dans un étau glacial. Il revoyait les visages de ceux qui l'avaient accompagné vers l'âge adulte et qui n'étaient plus là : Sirius, Dumbledore, mais aussi et curieusement ses parents. Tous morts à cause de Voldemort. Qu'il le haïssait! Cette sale face de serpent qui avait ruiné sa vie, sa famille! Un jour, il se jurait qu'il le lui ferait payer.

Rémus regardait le jeune Potter avec compréhension. Il savait que l'adolescent vivait une période difficile, ayant perdu tant de gens qu'il aimait en si peu de temps. Il aurait souhaitait l'aider, il ignorait ce qu'il pouvait faire.

Subitement le loup-garou remarqua un léger, très léger, et éphémère éclair orangé qui traversa l'objet mystérieux. Mais le jeune Potter, perdu dans ses pensées ne le vit pas. Par délicatesse, l'ex professeur décida de laisser seul le jeune homme. Traversant le couloir, il rencontra Hermione et Ron.