Auteur: Elaia Gurialde

Prologue

Euskal Herria, Le Pays Basque. C'est ici que commence cette histoire, et c'est ici qu'elle s'achèvera. Durant plus de 3000 ans, je suis demeuré caché, terré dans les entrailles caverneuses du plateau au loup, attendant mon heure. J'ai vu les hommes passer, étincelles éphémères face à mon existence d'exilé. Je les ai vu se détourner de moi et des autres, trop occupés à s'enchaîner à leur engrenage mécanique. Il fut un temps où l'Euskadi regorgeait de légende et de magie ; où les chamans parcouraient un nombre incroyable de lieux, traversant les plaines et les monts, avec pour unique dessein de me saluer et ,sous ma « protection , d'échanger leur savoir. Mais il m'ont oublié.

La langue que je leur ais apprise demeure cependant. Ils prétendent que c'est grâce à sa complexité que le diable n'a jamais pénétré ce lieu. Un pont à traverser, un mot oublié...

Les fous, s'ils savaient.

Poursuivez vos misérables existences, je n'en ai cure. Car bientôt souflera mon ire...

Cela a déjà commencé, mon serviteur est de retour. L'alliance de l'ixil et du sorcier va se reformer et de ma prison je serais libéré.

Chapitre 1 : Les grottes d'Oxocelhaya

Ce lieu diffusait une puissante aura de magie, aura qui l'avait attirée et que la jeune femme avait suivie dans l'espoir de trouver du répit. Mende Kaldi serrant dans sa main droite un Beretta M92, marchait tant bien que mal sur la route goudronnée qui menait à l'entrée. Pourquoi ici? Pourquoi prenait-elle le risque de s'arrêter, de faire une halte dans cette fuite qui n'avait que trop duré? Mende l'ignorait, elle se fiait à son instinct, au Nisir qui l'avait guidé jusque là. Elle sentait la présence au loin de ses poursuivants. Ils étaient si nombreux, si forts et elle si épuisée après ce long mois passé à fuir.

Malgré cela, il restait l'espoir, le Nisir lui avait insufflée l'idée qu'en allant à la grotte elle pourrait peut-être survivre. Ce n'était qu'un simple présentiment, une intuition comme en ont souvent les ixilik, mais c'était suffisant pour qu'elle continue à lutter, encore.

De plus Mende avait la sensation que indépendamment d'un hypothétique secours qu'elle pourrait y trouver, elle devait se rendre dans la grotte pour une raison qu'elle ignorait. Un appel, un loup sous le clair de lune au sommet de la coline abritant la grotte hantait ses rêves depuis peu. La jeune femme n'était jamais venue au Pays Basque pourtant elle avait sut quelle route, quel sentier emprunter, mais plus encore elle connaissait la caverne aux loups. Elle savait, elle voyait mentalement quel chemin emprunter pour arriver dans une salle étincelante de cristaux de calcite.

Enfin elle arriva face au cabanon de bois servant de boutique de souvenir pour touristes. Il était fermé, rares sont les sites ouverts à la nuit tombée. À sa droite se trouvait l'entrée de la grotte d'Isturitz située au dessus de celle d'Oxocelhaya. La première était le lieux de vie, la seconde le liens de cultes des magdalenniens vivant ici il y a des milliers d'années. Mende prit à gauche du cabanon et descendit un petit escalier de pierre. Elle passa devant une petite buvette, puis arriva devant la porte métallique qui garnissait la sortie de la grotte (dans le sens des visites). La jeune femme posa sa main sur la serrure, se concentra sur le mécanisme qui ne tarda pas à céder sous sa magie.

Mende pénétra la grotte, prenant soin de refermer le verrou, sans se faire trop d'illusions : cela les arrêterait une dizaine de minutes tout au plus, le temps qu'ils comprennent que l'on peut rentrer quelque part sans fracasser la porte. Elle s'arrêta quelque instant les yeux fermés, le dos appuyé contre la pierre, savourant la fraîcheur régnant dans la grotte. Elle était épuisée, voilà des jours qu'elle ne dormais presque plus, devant se contenter de quelques minutes de demi-sommeil volées avec parcimonie. Sa cheville gauche restait gonflée de manière inquiétante et il ne faisait plus de doute que la blessure à l'épaule dont elle avait héritée lors de sa dernière rencontre avec ses poursuivants, était infectée.

Finalement elle rouvrit les yeux, alluma une lampe-torche et s'enfonça dans les boyaux humides. On pouvait voir sur les murs des stalagtites faisant penser à de fins rideaux : elles étaient issue s de longues fissures par lesquelles s'était infiltrée une eau gorgée de calcaire. Celui-ci c'était déposé au fil des millénaires formant les draperies que les courant d'air du à la proximité d'une sortie façonnèrent jusqu'à leur donner un aspect aérien. Il y avait aussi une colonne que le hasard des dépots avait étrangement fait ressembler à empilement de crâne. Mende ne s'y attarda pas et poussa plus avant son chemin.

Enfin elle arriva là où elle devait être : à droite d'un escalier aménagé pour des visiteurs peu sportifs se trouvait une paroi quasiment lisse qu'encadraient de longiligne barreau rocheux. Ces derniers emprisonnaient de petites cavités, caisses de résonances de cet orgue naturel. Sur la roche se trouvaient d'étranges glyphes que seule Mende pouvait voir. À travers eux filtrait la présence qui l'avait appelée.

La jeune femme se laissa imprégner par la douce volupté qui s'échappait des picturaux, s'abandonnant dans le Nisir,vibrant en cadence avec les ondes. Leur fréquences s'accordèrent, et elle entra en résonance avec la grotte. Le phénomène augmenta d'intensité, dégageant de puissante perturbation dans le champ magique. C'est alors que du mur sembla s'échapper une nuée argentée qui illumina la pièce. Un vent souffla à travers les concrétions calcaires faisant s'élever une étrange musique minérale. La jeune femme ne regardait plus, elle était, elle ne faisait plus qu'un avec la source de l'aura. Mais quelqu'un qui attendait cet instant depuis des années sentit alors que « cela » venait enfin d'arriver.

Mende entendit un "crac" sonore caractéristique d'un transplanage. Une grande et maigre silhouette noire encapuchonnée venait d'apparaître derrière la jeune femme. Cette dernière fit volte face, l'arme pointée sur le nouvel arrivant. Une baguette tenue par une main d'albatre sortit de l'etoffe. Un geste et Mende fut désarmée avant d'avoir put tirer. À sa grande stupeur le sorcier était invisible au nisir.

-L'ancienne magie est puissante ici avec une rare intensité, siffla cette dernière d'une voix d'homme un peu trop aiguë, mais je ne t'apprend rien, car c'est toi qui l'a réveillée.

-Je ne vois pas de quoi vous voulez-parler répondit le jeune femme en essayant de conserver son calme. Ils arrivent.

-I don't think so, fit-il en s'approchant d'elle.

Mende laissa échapper un hoquet de surprise en découvrant le visage du sorcier; deux yeux rouges sang, surmontant un nez constitué de deux fentes, un nez de serpent. Il ne pouvait y avoir de doute sur son identité : Lord Voldemort, le sorcier le plus craint du monde magique. Si avant sa situation était délicate, maintenant le qualificatif de désespérée correspondait mieux.

-Mais peu importe continua-t-il

Il lui saisit le bras, et avant qu'elle n'ait pu réagir, il appuya sa baguette sur la main de Mende. Elle senti une douleur vive et s'aperçut qu'elle saignait, ou plutôt que son sang remontait à la surface de sa paume. Puis le mage noir apposa sa main blessée contre la pierre, la souillant du sang de la jeune femme. La tache rouge disparu, comme absorbée. La lumière qui s'échappait déjà se fit plus éblouissante, et se condensa autour des deux humains, les enfermant dans un filet argenté. Mende, aveuglée par la fatigue, la peur et la douleur, sentit le sol s'ouvrir sous ses pieds et un vent glacé l'envelopper. Puis elle s'évanouit.

Lorsqu'elle reprit connaissance, elle vit qu'elle se trouvait face à une lourde porte en bois de chêne, éclairée par des torches qui l'encadraient. Le seigneur des ténèbres se tenait debout face à la tête de loup en bronze qui la surmontait. Cette dernière prononça alors ces paroles:

Pour entrer dans la pièce millénaire,

Dans mes crocs, l'élément de la vie est nécessaire,

Mais l'erreur transformera ce lieu en ta chambre mortuaire

-l'élément de la vie, répéta la voix suraiguë de Voldemort avec mépris, quelle énigme de m! Bon, reprit-il pour lui -même, il y a un vase contenant de l'eau, de la terre sur le sol, les torches pour le feu, et je peux faire du vent.

Il se tût et réfléchit.

-En vérité les quatre éléments sont symboles de la vie. L'eau repousse le désert, donc la mort. De la terre jaillit les plantes, et le feu, le Soleil leur donne l'énergie nécessaire à leur croissance. Enfin le vent peut-être associé au souffle de vie. Cependant -il se tourna vers Mende- tu as réactivé la chambre, Je suis sûr que tu as compris cette énigme.

La jeune fille essaya de réfléchir vite, malgré la terreur qui noyait son cerveau. Certainement pas un scientifique. Quatre éléments et puis quoi encore? Elle avait suffisamment regardé la classification périodique pour savoir que tout ce la n'était que des inepties. Pour le chimiste, les molécules organiques s'organisent autour d'atome de carbone. Le carbone! Le charbon! Et il y avait effectivement un morceaux de bois calciné au pied d'une torche. Elle hésita. Devait-elle le dire? De toutes les façons, elle mourrait. Autant emporter avec elle cet adepte du mal.

-L'eau, répondit-elle

-Oui, Bien sûr, susurra-t-il, la menaçant de sa baguette. ENDOLORIS!

Une vague de souffrance déferla sur Mende Kaldi. C'était comme si de chacun de ses os jaillissaient des lames d'acier qui allaient ensuite traumatiser le moindre de ses nerfs. La jeune fille se tordait en criant de douleur sur le sol. Ses yeux roulaient dans ses orbites et ses muscles étaient soumis à des contractions incontrôlables. Comment était-il possible de produire une telle torture d'un seul mot? Puis cela cessa aussi soudainement que c'était venu.

-Je n'aime pas que l'on me mente, déclara l'homme cruel, tu connais la réponse, je le sais, même si étrangement ton esprit m'est fermé. Quitte à mourir autant ne pas le faire seule, n'est pas? Tu me déçois, je t'aurais crue plus intelligente. Mais bien que je ne puisse te tuer car tu es la seule à pouvoir ouvrir les chambres, rien ne m'empêche de t'infliger une douleur telle que tu en perdes la raison. Alors la réponse...

-c'est le morceau de charbon, haleta le souffle court Mende.

-Le charbon? ingénieux, nota-t-il

Finalement, il devait avoir quelques bases scientifiques.

-Alors, met le dans les crocs ordonna Lord Voldemort.

La prisonnière se leva péniblement, le corps encore en proie à la souffrance résiduelle du doloris. Elle ramassa le morceau de charbon et l'introduisit dans la gueule du loup. L'animal l'avala, la porte s'ouvrit, dévoilant une grande pièce circulaire aux cloisons en métal chromé. En vérité, contre toute attente, la chambre tenait plus du film de science-fiction, avec ses voyants qui clignotaient, ses panneaux qui faisaient penser à des claviers, à des terminaux, que d'une antique salle de château fort. Cependant, elle n'en irradiait pas moins de magie. Elle était éclairée par des globes disposés sur le plafond, qui diffusaient une douce lumière tamisée, s'intensifiant vers le centre. En fait elle mettait en valeur un piédestal au-dessus duquel flottait, protégé par un champ de force bleu électrique, une sorte d'objet argenté cylindrique, orné de deux pierres rouges. Mende se demanda un bref instant quelle était la civilisation à l'origine de cette technologie, qui mêlait parfaitement savoir moldu et savoir sorcier. Mais la voix suraiguë de Voldemort la sortit de ses réflexions :

-Rentre la première, ordonna-t-il

-Comme ça, c'est moi qui me prend les pièges, ironisa la jeune fille

-ENDOLORIS

La douleur de nouveau. Effroyable, pire que la première fois. Puis cela cessa.

-Non, ta présence les désactivera, au contraire. La chambre t'a déjà reconnue dans la grotte, elle te reconnaîtra encore lorsque tu la pénétreras. Oh, seconde leçon tu ne parleras plus jamais sur ce ton, est-ce clair?

Mende hocha la tête et s'exécuta. Au moins, lorsqu'elle entra dans la pièce, elle ne se prit aucune boule de feu ou autre cadeau sympathique de ce genre. Puis Voldemort entra à son tour, et se dirigea droit vers l'objet étrange. Il passa un certain temps à étudier les rûnes gravées sur le socle et à jeter diverses incantations qui n'eurent aucun effet. La jeune femme resta, elle, immobile tentant de ne pas céder à la panique qu'elle sentait monter en elle. Ils sont de l'autre coté de la paroi maintenant, je le sens. Et si je peux sentir aussi clairement leur présence, ils doivent savoir que je suis juste proche. Pourvu qu'ils n'aient pas de C4.

Qu'allait-elle devenir? Prise entre le marteau et l'enclume. La voilà entre les mains de Lord Voldemort, le pire mage noir de ce siècle. Mage noir qui venait de lever ses yeux rouge vers elle, une parodie de sourire aux lèvres. Il venait de trouver le moyen de désactiver la protection.

-Approche, et il indiqua une empreinte de main de laquelle s'échappait une lumière bleutée, met ta main là.

La jeune femme s'avança en silence et posa sa main sur le lieu prévu à cet effet. Mende hésita.

-Qu'allez vous faire de moi après?

Le seigneur des ténèbres la fixa alors avec intensité en silence. Mende le vit hésiter. Pour l'instant la question dans son cerveau dérangé devait être du genre doloris ou pas.

Finalement il décida de répondre.

-Je ne te tuerai pas, du moins pas pour l'instant, car comme je te l'ai dit tantôt, j'ai besoin de toi pour ouvrir les autres chambres. Mais je te conseille de m'obéir rapidement si tu ne veux pas subir de douloureuses conséquences.

Mende Kaldi perçut alors quelque chose qui lui glaça les os, et ne put s'empêcher un regard inquiet vers l'antichambre. De l'excitation. Ils ont trouvé.

-Garde ta main en place! Tu ne peux pas fuir, commenta le sorcier amusé, tu serais neutralisée avant d'avoir atteint la porte. Cependant ne t'inquiète pas, on devra retourner dans la grotte, car il est impossible de transplaner d'ici.

-Vous allez donc m'emmener, conclut-elle

-Bien sûr, je ne tiens pas à ce que d'autres te trouvent

Le bouclier finit par se désactiver. Voldemort paru légèrement surpris

-Il semblerai que cela ait annulé la protection anti-transplanage, constata-t-il pour lui-même.

Puis il prit le médaillon dans une main et le bras de Mende dans l'autre. La jeune femme sentit alors le sol tourner autour d'elle et elle se fit aspirer dans un tourbillon obscur. Elle se trouva quelques instant plus tard sur un rocher, un petit îlot perdu au milieu de l'océan, sur lequel siège une tour circulaire en pierres noires, d'une quinzaine de mètres de hauteur pour un diamètre de dix environ.

L'air était glacial, mais plus encore l'était la présence de Voldemort, qui à cet instant la fixait avec insistance : il devait décider de ce qu'il allait faire d'elle. Mende laissa perdre son regard sur la ligne d'horizon. Quelle que soit sa décision, elle savait qu'elle venait d'obtenir un sursis. Elle sentit une tentative d'intrusion mentale qu'elle repoussa sans peine : durant ces cinq dernières années sa survie n'avait tenu qu'à la résistance d'acier de ses remparts.

Le mage noir finit par rompre le silence où seul régnait le sifflement du vent, calmement, de la voix de celui qui a tout pouvoir :

-Ixil n'est-ce pas?

-Je ne comprend pas, répondit la jeune femme surprise, je ne suis pas une sorcière

-Bien sûr, les ixilik n'en sont pas. Il ne sont pas des moldus non plus. Ils sont différents, mais néanmoins puissants. Pourtant ils préfèrent se faire passer pour des moldus, pour qu'on ne les remarque pas. Tu me bloques ton esprit, ce faisant tu trahis ta nature.

-Je ne vois pas de quoi vous parlez.

Voldemort lui tournait autour, comme un vautour vole au dessus d'une carcasse. Il espérait en savoir plus sur elle, entreprise ardue lorsque l'on sait qu'un ixil déteste dévoiler quoique ce soit de lui même et que l'y contraindre n'aurait pour conséquence que de susciter sa haine. Le mage noir estimait qu'il avait déjà bien assez d'ennemis entre son entreprise de conquête et le probable retour de l'autre. Il devrait faire preuve de patience.

-Et naturellement, poursuivit-il tu bloques ton esprit sans t'en rendre compte. Ne me mens pas, tu sais que je déteste cela. Il ne serait pas bon pour toi que je me mette en colère.

En signe d'avertissement Mende sentit une douleur lancinante se diffuser dans son corps. Il n'avait ni utilisé sa baguette ni même effectué le moindre geste ou incantation.

-Vous êtes passé maître dans la douleur, constata-t-elle amèrement

-N'est-ce pas?

La question était purement réthorique. Il cessa son maléfice d'un simple geste de la main, nonchalamment.

-Il est inutile de nier ce que tu es : je fais parti des rares sorciers à bien connaître les ixilik

-En quoi le fait que je sois un ixil peut vous intéresser? Répliqua la jeune femme sur la défensive. Vous voulez mon sang alors prenez le, de toute façon je n'ai pas le choix...

Voldemort poussa un soupir puis fit d'une voix lasse :

-Endoloris

Il regarda imperturbable l'ixil qui en proie à une intense souffrance, s'effondrait en hurlant à ses pieds.

-Que d'impétuosité en toi jeune fille, il semblerait bien qu'avoir une discussion constructive avec toi relève de l'exploit.

-Je parlerais plus tôt d'interrogatoire.

-Stupéfix

Le mage noir observa sa prisonnière inconsciente. Elle avait passé la vingtaine de deux ou trois ans, ce qui était chose rare pour un ixil, aussi devait-elle être douée et puissante. Assez grande et athlétique, elle possédait une chevelure noire coupée court et un teint basané, elle avait probablement des origines vers le Moyen-Orient. Avec ses traits durs, elle ressemblait plus à une guerrière qui en avait déjà beaucoup trop vu qu'à l'étudiante qu'elle aurait dût être. Il ne doutait de ses aptitudes au combat et si elle ne lui avait pas résisté c'était probablement car elle n'était pas en état. Ce que confirmaient ses vêtements déchirés, son air amaigri et fatigué. Elle devait avoir d'autres ixilik à dos.

Il tourna son attention vers l'arme de la jeune femme : il avait conscience que ce n'était pas un vulgaire pistolet moldu. En réalité, il s'agissait de sa version magique modifié pour passer outre les protections qu'un magicien pouvait avoir. Et en n'utilisant que de balle normale! Une arme redoutable et extrêmement difficile à ensorceler, qui ne fonctionnait que manipulée par son créateur.

Le fait que ce fusse une ixil et non une sorcière ou une moldue, pouvait tout autant présenter de nombreux avantages que s'avérer dangereux. Il serait prudent, comme à son habitude.